La revue de presse d'Algérie en Mouvement du 2 Janvier 2021

 Par Lynda Abbou

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Le Chef de l’Etat algérien Abdelmadjid Tebboune est rentré au pays, après deux mois d'hospitalisation en Allemagne, où il a également observé une période de convalescence après son rétablissement de la Covid-19. Il a atterri, mardi 29 décembre 2020 en début de soirée, à l’aéroport militaire de Boufarik, dans la wilaya de Blida. Son retour a donné le feu vert au débat sur son agenda et les chantiers urgents qui l’attendent.

Son agenda est très chargé, « après plus de deux mois d’absence, Abdelmadjid Tebboune retrouve plusieurs dossiers en attente, dont certains revêtent un caractère urgent ». Il a d’ailleurs signé jeudi 31 décembre 2020 la Loi des Finances 2021. Cette loi, dont la cérémonie de signature a été diffusée en vidéo sur la page Facebook officielle de la présidence de la République, entre enfin en vigueur, après son adoption en novembre dernier par le parlement. Tebboune a signé également le décret présidentiel portant promulgation dans le Journal officiel de l’amendement de la nouvelle Constitution.

Sur le quotidien EL Watan il est noté que « le troisième dossier qui nécessite un traitement rapide est le projet de la révision de la loi électorale. Concernant la question sanitaire, Abdelmadjid Tebboune, qui avait exigé le lancement de l’opération de vaccination en janvier prochain, devra trancher urgemment sur le choix du vaccin devant être importé ».

« Comme l’a rappelé Abdelmadjid Tebboune dans son intervention du 13 décembre dernier, la priorité sera donnée à la loi électorale. C’est ce texte qui déterminera les modalités d’organisation d’élections législatives et locales anticipées » li-t-on sur Liberté.

Dans un autre article titré « Des gradés de haut rang fugitifs, détenus, condamnés et d’autres réhabilités : 2020, l’année de tous les procès», El Watan a rappelé que « l’année 2020 a commencé par l’arrivée de Abdelmadjid Tebboune en tant que nouveau Président, et le général-major Saïd Chengriha comme chef de l’état-major de l’ANP, en remplacement du général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, décédé quelques jours auparavant » tout en citant l’affaire des deux patrons des services de renseignement, les généraux Bachir Tartag et Mohamed Mediène, ainsi que Saïd Bouteflika, frère et conseiller du Président déchu et Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs et celle du chef de la sécurité intérieure, le général Wassini Bouazza. Dans ce même sillage le retour en Algérie du général-major à la retraite Khaled Nezzar, qui fait l’objet d’une condamnation de 20 ans de prison ferme et d’un mandat d’arrêt international, continue à susciter les réactions des observateurs sur la scène politique.

L’ex-président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), M. Said Sadi s’est exprimé dimanche 27 décembre, sur le retour en Algérie de Khaled Nezzar. Dans une contribution intitulée « Abane ou Boumediene » publiée sur sa page Facebook, Sadi affirme que le retour de Nezzar et les indices annonçant de nouveau sur l’affaire du général Mohamed Médiène, confirment que la justice en Algérie est loin d’être indépendante.

Enfin, le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), M. Mohcine Belabbas espère que les responsables en Algérie reviennent et à la raison et à la sagesse en 2021. « Notre pays se retrouve aujourd’hui à la croisée des chemins entre un avenir fait de sécurité́ démocratique et de libertés ou des perspectives sombres d’une reproduction d’un régime centré sur lui-même et isolé du monde », a-t-il écrit sur sa page Facebook.

 
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