Aniss Lammali
Après un parcours d’enseignement général dans le système éducatif algérien, Aniss Lammali obtient une bourse française pour poursuivre ses études dans le domaine des nouvelles technologies (option génie climatique). Pendant son séjour en France, intéressé par le monde du cinéma, de l’audio-visuel, il intègre une association (l’amicale des stagiaires) dont il devient vice-président, qui organise des cycles cinématographiques à thème permettant ainsi aux résidents du campus de découvrir les différents visages qu’offre le 7eme art. A son retour en Algérie, et riche de cette expérience, il a retrouvé un cercle d’amis qui avaient lancé une revue culturelle estudiantine (Oxymore Ubumag).

Après la fin de leurs études universitaires pluridisciplinaires, ils décident de lancer officiellement une start-up (Agence de communication Popium) pour leur permettre de réaliser leurs projets, à savoir :

  • Continuer la publication numérisée de la revue
  • Organiser un ciné-club hebdomadaire (Zinet La Condition Ciné Qua None)
  • Initier différents projets

Hayat Remmache, jeune femme de 26 ans , née à Oran, est juriste dans une entreprise publique. Suite à un voyage avec des amis dans le désert algérien qui leur a permis de découvrir des parties du territoire qui leur étaient inconnues, ils ont décidé de partager leur passion commune pour le voyage, l'histoire et son pays en créant l'association ''Les Nomades Algériens'', dont Hayat est aujourd'hui la présidente. Son entrée dans le milieu associatif lui a également permis de faire appel à ses compétences professionnelles et de les mettre au service de l'AFEPEC, association féministe pour l'épanouissement de la personne et l'exercice de la citoyenneté. Dans ce cadre, elle anime des ateliers autour de thèmes divers tels que le contrat de mariage, le genre et et le droit à l'image.

Depuis 2009, Les Nomades Algériens organisent des activités variées afin de faire découvrir le patrimoine historique, culturel et naturel de l'Algérie telles que des voyages, des randonnées, des visites guidées, des cafés littéraires, des projections-débats, des conférences, des think tank...

Leur action vise principalement les jeunes algériens. En faisant redécouvrir leur pays à ces jeunes tentés par le départ, l'association lutte contre l'émigration et participe à la sensibilisation du citoyen pour préserver l'identité algérienne.

Afin de mener leur mission à bien, les membres de l'association ont suivi des formations en gestion de cycle de projet, communication interpersonnelle, gestion de groupes et autres, leur permettant de se professionnaliser. Aujourd'hui, ils partagent ces connaissances en proposant à leur tour de former d'autres associations.

Visiter le site de l'association Les Nomades Algériens

Accéder à la page facebook Les Nomades Algériens

Karim Seghir a suivi un parcours singulier. Inspecteur en HSE de formation, mais également athlète national en parapente, Karim Seghir est parvenu à conjuguer ses deux passions :  le sport et la nature.  Après l'obtention de son diplôme en hygiène sécruité environnement, Karim Seghir a suivi plusieurs formations à l'association Solidaridad International où il a développé des compétences transversales en montage, gestion et stratégie de projet et acquis des connaissances sur les thématiques des droits de l'Homme et du genre.

Très sensible aux enjeux environnementaux de la wilaya de Tizi-Ouzou, ce sportif originaire de Tabouda est actuellement secrétaire général et chargé de projets de l’association scientifique et protection de la nature et espèces animal de  la wilaya de Tizi-Ouzou (ASPNA)

Sa triple formation (sport/HSE/gestion de projet) l'a conduit  au poste qu'il occupe aujourd'hui : manager du club sportif des sports montagnes et ariennes Kabylie évasion.

Kabylie évasion propose des circuits pédagogiques pour sensibiliser les citoyens aux problématiques environnementales à travers la pratique du sport. L'association mène également des actions de plaidoyer à destination des pouvoirs publics, ayant entre autres permis la conception de la charte des représentants du réseau, et mobilise des acteurs publics et du monde associatif grâce à des formations.

Maya AZZEGAGH est diplômée de l’université d’Alger en géologie en 1995, spécialité géochimie. Très vite, elle se détourne d’une carrière scientifique et se consacre pleinement à des activités artistiques et associatives porteuses de revendications égalitaires pour les femmes.

 C’est durant les heures les plus obscures qu’a connues l’Algérie, que le courage de quelques femmes à l’instar de Yamina Zerrouk, de Nafissa Lahrache, et de  Leila Bouclie  triomphera. Ces dernières fondent  l'association Femmes en Communication, que rejoindra Maya Azzegagh quelques années plus tard. Cette expérience associative inspirera la jeune militante  et l’amène en 2003 à créer le projet Res’Art, un réseau de femmes artisanes d’art qui promeut le commerce équitable.

Au fil des ans, Maya Azzegagh étoffe sa connaissance du milieu associatif et culturel algérien à travers des formations en gestion de projet et en NTIC effectuées en France et en Algérie entre 2003 et 2005. Un savoir-faire précieux qu’elle mettra au service d’associations de femmes, en créant notamment leurs pages web ou en réalisant un programme radio au Sénégal.

Maya Azezagh initie entre 2006 et 2012 des projets de caravanes pour l’association femmes en communication afin de sensibiliser la population autour des problématiques de la citoyenneté des femmes et de l’exclusion, dans des villes reculées du pays comme Adrar et Tamanrasset. Elle porte également la voix des femmes algériennes lors de rencontres internationales à l’instar de la conférence « Who has no memory has no future » organisée à Barcelone en 2006.
Consciente de l’impact des nouveaux médias sur l’opinion publique, elle se spécialise dans la création et la production de programmes radio thématiques axés essentiellement sur la place des femmes algériennes dans les médias, la politique et la société civile.

En marge de ces actions d’envergure réalisées auprès de la population féminine, Maya AZZEGAGH participe par le biais de son association à la Production de rapports annuels sur la condition féminine publiés au CIDEF (Le Centre d'information des droits de l'enfant et de la femme), ainsi qu’à des enquêtes nationales comme celle réalisée en 2012 et qui s’intitule « Relève féminine et revendication égalitaire - nouvelles diplômées : entre attentes et perspectives».

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Relancer un art délaissé depuis quelques temps à Oran, voici l'objectif d'Isoclub, initiative ambitieuse qui propose aux amoureux de la photographie (amateurs ou professionnels) de redécouvrir cet art, à travers des formations techniques, mais également des expositions et des rencontres avec d'autres clubs de photographie. Lancé il y a tout juste un an et demi, le collectif a déjà plusieurs réalisations à son actif. I Shot Oran -plus communément connu sous le nom d'Isoclub- a déjà organisé 3 expositions ainsi qu' une journée de la photographie à Oran « La photo en fête ». En parallèle, Isoclub assure des formations continues qui se déroulent tous les quinze jours. Isoclub est également engagé dans des projets caritatifs.

Retrouver le site internet de Fayçal Rezkallah

Visionner la page facebook d'Iso Club

Malgré son jeune âge, Rabehi Mohamed Amine a fait le choix audacieux d’investir le marché encore balbutiant  des énergies renouvelables en Algérie, un secteur qui recèle  d’importantes  opportunités de développement que cet entrepreneur de 33 ans a sues saisir.
Il est depuis 2006 manager de la société Solarvie, une micro-entreprise  innovante de Sidi Bel Abbes spécialisée dans  l’installation  et la commercialisation des équipements d’énergie solaire photovoltaïque.
Après une spécialisation dans la maintenance des équipements et systèmes informatiques, Rabehi Mohamed Amine obtient  en 2009 son diplôme de  Bachelor in Buisiness Administration option ingénieur d’affaire international.  

Son entreprise  s’attelle dès 2006 à l’électrification  solaire des foyers ruraux de la wilaya de Sidi Bel Abbes, et ce dans le cadre d’un programme national de  lutte contre la désertification rurale initié par le ministère de l’agriculture. En plus d’être d’utilité publique, ce projet d’électrification a permis à Rabehi Mohamed Amine de créer des liens privilégiés, en allant au plus près d’une population rurale souvent en grande difficulté.
Il entreprend par la suite (2009-2013) une série de travaux de réalisation  de systèmes de signalisation routière à base d’énergie solaire, en installant des plots lumineux solaires routiers dans divers  wilayas de l’ouest  algérien à la demande des collectivités locales.
Son expérience du terrain  et son implication dans divers projets de promotion des énergies renouvelables font de lui un acteur incontournable dans le domaine du photovoltaïque algérien.

Des ruelles escarpées du quartier mythique de  Sidi Lhouari,  en passant par le site historique de Santa Cruz, le patrimoine oranais n'a plus de secret pour elle. Agée  de 25 ans, Ismahène Lekhlifi multiplie les expériences associatives tout en poursuivant son cursus académique  à l'université de l’USTO (Oran). Fraichement diplômée en biologie moléculaire, elle s'est activement engagée dans les activités  associatives de sa région. Membre du collectif oranais "Stop Sida", ou encore de la web TV de l'institut français d'Oran, elle poursuit diverses formations dans les métiers d'animation d'ateliers de théâtre et d'écriture.

Dans la même continuité, elle occupe le poste de secrétaire générale au sein de l'association oranaise Bel Horizon, qui  a vu le jour en 2001, et qui défend depuis plus d'une décennie la réhabilitation et la sauvegarde du patrimoine historique oranais.

En plus de sa casquette de secrétaire générale, la jeune oranaise est guide touristique; une formation dispensée par la même association qui vise à inculquer et à "répandre la culture patrimoniale" au sein de la jeunesse oranaise, et algérienne plus généralement.

C'est ainsi qu' Ismahane Lekhlifi incarne cette jeunesse algérienne fougueuse et dynamique qui œuvre par le biais du tissu associatif à la promotion d'actions  citoyennes pérennes.

Visiter le site internet de Bel Horizon

Membre actif au sein de l'association Cinéma et Mémoire en partenariat avec l'association Kaina Cinéma. J'ai réalisé mon premier film documentaire "Où est Fanon" en 2011 dans le cadre de l'atelier de création de films documentaires "Béjaïa Doc" initié, depuis 2007, par Habiba Djahnine de l'association Cinéma et Mémoire et Morad Kertobi de Kaina Cinéma, dont l'enjeu est d’apprendre aux jeunes à s'approprier et à produire des images, par la construction d'un point de vue sur le réel, et construire un regard singulier et intérieur à partir de la société algérienne. 21 films ont été produits entre 2007 et 2012. Depuis 2012 on participe à la création d'un réseau qui se propose d'accompagner les jeunes algériens à s'insérer professionnellement en bénéficiant d'une formation/action dans le domaine de audiovisuel appelé "Ciné Job" qui vise également à créer un site ressource proposant aux jeunes motivés un accompagnement à l'insertion professionnelle dans la filière cinématographique et audiovisuelle. L'association s'atèle aussi à l'élaboration d'un réseau pour la diffusion cinématographique en Algérie à travers la création et la dynamisation des réseaux de ciné-clubs.

Visiter la page facebook de Cinéma et Mémoire

Diplômé en marketing et en communication évènementielle Nassim OULD BRAHIM a opté pour les métiers axés essentiellement sur le relationnel. Chargé de clientèle entre 2006 et 2009 pour le compte d’une entreprise spécialisée dans les produits interactifs, il se lance dans « l’évènementiel » en organisant des conférences, banquets et soirées ramadhanesques pour les grands noms de l’hôtellerie en Algérie : MazafranSafir et le prestigieux hôtel El Djazair. Parallèlement à ces expériences professionnelles dans le domaine de la communication, Nassim OULD BRAHIM se spécialise dans l’organisation de circuits touristiques dans la région deTimimoun qui ont la particularité de mettre en valeur le caractère traditionnel d’exception des régions du sud.

Fort de sa connaissance des divers métiers de l’évènementiel et du tourisme , il entreprend en 2009 un nouveau projet qui surfe sur l’engouement des algériens pour les destinations du sud du pays. Dans un contexte de morosité du secteur touristique algérien, le jeune entrepreneur fonde Dar Terrehut, une maison d’hôte située à 2 km de celle que l’on surnomme l’enchanteresse. Dans un cadre féerique à la croisée des oasis et des étendues de dunes, Dar Terreheut est une de ces maisons taghitoises aux couleurs ocres qui a su conserver son architecture traditionnelle. En plus d’offrir les prestations classiques d’hôtellerie, Nassim OULD BRAHIM s’engage dans une démarche de tourisme responsable qui œuvre à la préservation du patrimoine local. Son programme de séjour inclut les bivouacs nomades, les visites des habitats traditionnels de la région (les Ksours) ainsi que celles des gravures rupestres qui font la notoriété de la région.

Dar Terrehut est présente sur le web ainsi que les réseaux sociaux avec des visuels modernes et percutants qui font désormais sa marque de fabrique : ainsi est-elle visible pour tous ceux qui veulent découvrir le Sud Algérien, les nationaux aussi bien que les étrangers.

Visiter le site de Dar Terrehut

Avec une carrière de formatrice entièrement dévouée à l’enseignement et à la formation des enseignants, Fariza LAMROUS n’a pas manqué d’énergie pour lancer, en 1999, l’Association pour la Jeunesse Innovatrice et l’Environnement (AJIE).

Professeur des collèges entre 1975 et 2005, elle s’est également occupée de la formation des enseignants en tant que professeur d’application à l’ITE de Tizi-Ouzou. Après avoir effectué un premier séjour en France, en 1998 à Saint – Etienne, en relation avec son métier d’enseignante, Mme LAMROUS revient en 2001 à Rennes pour suivre une formation sur le renforcement des cadres associatifs, et méthodologie de montage de projets. C’est donc en tant que militante et présidente d’une association qu’elle est s’est mobilisée pour faire de l’AJIE une véritable pépinière à initiatives. Avec son association, Fariza LAMROUS intervient dans plusieurs champs d’actions singuliers tels que l’écocitoyenneté et l’environnement, l’artisanat local et l’agriculture de montagne. L’AJIE exploite plusieurs leviers comme la sensibilisation, la vulgarisation, la formation, le conseil des porteurs de projets, et l’orientation.

Pleine d’initiatives, et avec son écoute pédagogique, Fariza LAMROUS se démène de façon inlassable pour la réussite de son projet associatif dans une ville qui lui colle à la peau.