La revue de presse d'Algérie en Mouvement du 16 Janvier 2021

 Par Lynda Abbou

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Lors du procès en appel de l’ancien premier ministre algérien en prison, Ahmed Ouyahia, dans le dossier du montage automobile et de l’affaire du financement occulte de la campagne électorale pour le 5e mandat avorté d’Abdelaziz Bouteflka, une nouvelle affaire de corruption a été révélée et a secoué la scène médiatique en Algérie.

Les aveux d’Ahmed Ouyahia devant le tribunal affirmant que des lingots d’or ont été offerts aux autorités algériennes par des princes orientaux, ne sont pas passés inaperçus. Les Algériens se demandent quels sont les avantages accordés en contre-partie de ces “cadeaux”.

« A travers cette histoire de lingots offerts par des émirs à Ahmed Ouyahia, on comprend comment de hauts responsables sont devenus des obligés des monarchies du Golfe, pourquoi l’Algérie est peu considérée par ces mêmes monarchies et pourquoi le pouvoir politique a laissé proliférer le discours politico-religieux rétrograde… » a noté Le Matin d’Algérie  

Dans un entretien accordé à Liberté, le politologue Mohamed Hennad a souligné que « tout le monde savait que le système était pourri mais pas à ce point, puisqu’il ne s’agit pas d’une charge retenue par la justice contre l’intéressé mais bel et bien d’un aveu de celui-ci pour, qui plus est, se justifier contre une accusation de corruption relative à des sommes inexpliquées déposées dans ses comptes bancaires » !

Le Chef de l’Etat Abdelmadjid Tebboune s’est envolé, dimanche, pour l’Allemagne pour « soigner des complications au niveau de son pied », suite à « sa contamination au Covid-19 », a annoncé la Présidence de la république dans un court communiqué sur sa page Facebook.

L’information n’a pas fait beaucoup de bruit médiatique mais a fait objet d’une analyse politique du journaliste, Ihsane EL Kadi sur Radio M. Pour lui, « Abdelmadjid Tebboune a échoué à diffuser de la confiance dans les périmètres les plus proches de son bureau. Il en résulte la scène pathétique du salon d’honneur de l’aéroport de Boufarik, où le gouvernement apparaît comme un corps étranger à la volonté présidentielle ».

Peu avant de s’envoler pour l’Allemagne pour un nouveau séjour médical, Abdelmadjid Tebboune n’a pas caché son mécontentement concernant le travail du gouvernement dont il a relevé qu’il “y a du bon et du mauvais” dans son action. « Les jours du gouvernement d’Abdelaziz Djerrad, nommé il y a une année, sont-ils comptés ? » s’interrogé le quotidien Liberté.

En outre, Le 13 décembre 2020le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, s’est exprimé à partir de l’étranger, en Allemagne, demandant à la Commission nationale chargée de l’élaboration du projet de révision de la loi organique portant régime électoral, de préparer l’avant-projet de loi sur les élections dans un délais de 15 jours maximum. « Une deadline qui a expiré sans que le projet n’ait pu voir le jour» li-t-on sur Radio M, qui a titré son article « il existe un fossé entre la déclaration de Tebboune et les actions à mener sur le terrain ».

 
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