La revue de presse d'Algérie en Mouvement du 21 Novembre 2020

 Par Lynda Abbou

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Depuis que les autorités algériennes ont arrêté des dispositions supplémentaires de renforcement des mesures de prévention et de protection, dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire liée à la propagation de la pandémie du Coronavirus, plusieurs experts ont décrypté la situation économique dans un moment de crise sanitaire tout en proposant des solutions.  

Au cours d’une contribution publiée sur l’Avant-Garde Algérie, le doctorant en économie, Farid Amir a essayé de « mettre le point sur la politique économique et la façon avec laquelle elle contribue à contenir la pandémie ou la manière dont une politique économique devrait répondre à la crise du Covid-19 ». Le professeur d’économie, Brahim Guendouzi, aborde, à travers un entretien accordé à Liberté, les conséquences  « fâcheuses de la crise sanitaire sur les entreprises, l’emploi et les ménages, une année après l’apparition de la pandémie de Covid-19 ». Selon lui, il est nécessaire de mettre en place un plan d’urgence économique pour faire face à la récession née de la pandémie, le pays étant tenu de ne compter que sur lui-même.

Le Président de l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie (UNOP), Dr Abdelouahed Kerrar a expliqué que « L’Algérie, comme quasiment l’ensemble des pays du monde, est confrontée à des difficultés économiques sévères ».  Des entreprises pharmaceutiques de droit algérien peinent à investir en Algérie en ces moments de crise économique et sanitaire ? « On sait aujourd’hui que, du fait de la pandémie de coronavirus qui a frappé la planète, les institutions internationales, telles que le FMI ou la Banque mondiale, prévoient une récession de l’ordre de 4 à 6% à l’échelle de l’économie mondiale pour cette année 2020. Pour notre pays, les effets délétères de la pandémie se sont conjugués à une forte diminution des revenus d’exportation. La récession du PIB est estimée, par le FMI, à environ 6,5% pour cette année 2020, et le gouvernement, pour sa part, prévoit un rebond de la croissance à hauteur de 4,5% pour l’année 2021 » a répondu Kerrar au quotidien El Watan .

L’universitaire et membre du think tank Nabni (Notre Algérie bâtie sur de nouvelles idées) Mabrouk Aïb quant à lui,  revient dans un entretien accordé à El Watan, sur l’absence d’un programme de riposte pour éviter un effondrement social et économique. « Les pouvoirs publics semblent toujours dans la réaction, sans anticipation », a titré le journal.

 

Tebboune « toujours » absent

« Aucun alarmisme, aucune panique. Tout semble marcher dans une parfaite atmosphère de quiétude, comme si l’avion Algérie est mis sur pilotage automatique en l’absence de son commandant de bord. Avec cette assurance de surmonter toutes les zones de turbulences. »

Nous bouclons pratiquement le mois de son absence » s’exclame l’auteur de l’article titré  « Tabou, mystère et… top secret » publié sur, El Watan. « L’absence d’Abdelmadjid Tebboune, hospitalisé avec le Covid depuis le 28 octobre en Allemagne, rappelle celle de Bouteflika » li-t-on dans le reportage  « L’Algérie encore en roue libre sans président » qu’a publié Le Figaro.

« Le vide est la maladie chronique du système. La maladie de Tebboune, a compliqué la situation marquée par le vide. Au-delà de son état de santé et de la date de son retour, le sentiment général est que la mission de Tebboune est finie et la réflexion sur ce qui suit a déjà commencé » a écrit le journaliste Nadjib Belhimer sur son compte Facebook.

 

Cessez le feu entre le Maroc et le Sahara occidental

L’ancien diplomate, Abdelaziz Rahabi, estime que l’escalade actuelle entre le Sahara occidental et le Maroc était « prévisible » en raison « de la paralysie du processus politique ». Pour lui, « le Conseil de sécurité est pris en otage par la France et à un degré moindre par les Etats-Unis qui n’envisagent pas d’autre solution que l’autorité du Maroc sur le Sahara occidental et craignent l’issue d’un référendum d’autodétermination ». A cet effet, «la désignation d’un envoyé spécial du SG de l‘ONU s’impose à M. Guterres», a-t-il déclaré à El Watan.

« La fin du cessez le feu actuel est imputable à l’incapacité de l’ONU et au Conseil de sécurité d’engager un rapprochement sérieux entre les deux belligérants. Plus de quatre décennies après le départ des Espagnols, les Nations Unies se retrouvent discrédités et pris avec un dossier embarrassant et épineux » a noté l’expert en géopolitique Raouf Farah sur le site Twala.

Dans un entretien accordé au quotidien Le Soir d’Algérie, Yahia H. Zoubir, professeur en études internationales, analyse l’opération militaire marocaine menée dans la zone-tampon d'El Guerguerat et ses conséquences sur la région en général et l’Algérie en particulier. Selon lui, le royaume avait l’aval du gouvernement français avant de passer à l’acte. Il affirme que l’Algérie est concernée par cette situation du fait qu’elle héberge un grand nombre de réfugiés sahraouis sur son territoire depuis 45 ans. L’Algérie, qui fait déjà face à une instabilité à ses frontières avec le Mali et la Libye, doit faire face à une éventuelle nouvelle instabilité que créerait le conflit entre le Maroc et la République sahraouie, a-t-il soutenu.

Enfin, Medjahed Abdelaziz, directeur général de l’Institut National d’Etudes de Stratégie Globale,a estimé dans une déclaration à la radio nationale que «la question du Sahara occidental, a dévoilé à l’Algérie, son allié, partenaire, et ennemi ».