La revue de presse d'Algérie en Mouvement du 14 Novembre 2020

 

 Capture décran 2020 11 14 à 09.11.54

COVID-19

L’Algérie vit dernièrement un contexte de flambée de la Covid-19, des chiffres officiels record jamais enregistrés au pays ont été annoncés. La version officielle dit que « cette situation de rebond des cas de Covid-19 était prévisible en raison du relâchement observé chez des citoyens ne respectant pas les mesures-barrières, après une période de stabilisation durant le mois de septembre ». En revanche, plusieurs spécialistes et observateurs affirment que la situation n’a pas été maitrisée pour des raisons politiques.

Dans une vidéo postée sur Facbook, le Chef de service d'oncologie au centre Pierre et Marie -curie (CPMC), Pr Kamel Bouzid a déclaré que « le pouvoir est responsable de la hausse des nouveaux cas de Covid-19 constatée ces derniers jours, dans toutes les wilayas pratiquement ». Pour lui, la campagne du référendum sur la révision constitutionnelle est à l’origine de la recrudescence des cas de contamination par le coronavirus.

« L’hospitalisation puis l’exil du président Tebboune a durablement désactivé la chaine de décision administrative » estime le journaliste Ihsane El Kadi dans une analyse publiée sur Radio M. L’analyse est intitulée « La paralysie politique retarde un retour au confinement inévitable en Algérie ». « La tutelle militaire sur le pouvoir politique fonctionne pour les désignations clés, mais devient inopérante lorsqu’il s’agit de délivrer des mesures dans l’opérationnel de la gouvernance » a-t-il écrit

A cet effet, L’ex-président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), M. Said Sadi estime que l’ampleur de la pandémie de CIVID-19 en Algérie nécessite une mobilisation populaire pour faire face à la situation. Dans sa contribution « PANDEMIE ET POPULISME » publiée sur Facebook, Said Sadi affirme que « l’Etat est dépassé par les évènements. Une implication citoyenne dans la gestion de la crise sanitaire à travers la création des comités dans les quartiers et les villages est devenue un impératif, voire une urgence ».

 

La revue de presse d'Algérie en Mouvement du 21 Novembre 2020

 Par Lynda Abbou

 Capture décran 2020 11 14 à 09.11.54

 

Depuis que les autorités algériennes ont arrêté des dispositions supplémentaires de renforcement des mesures de prévention et de protection, dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire liée à la propagation de la pandémie du Coronavirus, plusieurs experts ont décrypté la situation économique dans un moment de crise sanitaire tout en proposant des solutions.  

Au cours d’une contribution publiée sur l’Avant-Garde Algérie, le doctorant en économie, Farid Amir a essayé de « mettre le point sur la politique économique et la façon avec laquelle elle contribue à contenir la pandémie ou la manière dont une politique économique devrait répondre à la crise du Covid-19 ». Le professeur d’économie, Brahim Guendouzi, aborde, à travers un entretien accordé à Liberté, les conséquences  « fâcheuses de la crise sanitaire sur les entreprises, l’emploi et les ménages, une année après l’apparition de la pandémie de Covid-19 ». Selon lui, il est nécessaire de mettre en place un plan d’urgence économique pour faire face à la récession née de la pandémie, le pays étant tenu de ne compter que sur lui-même.

Le Président de l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie (UNOP), Dr Abdelouahed Kerrar a expliqué que « L’Algérie, comme quasiment l’ensemble des pays du monde, est confrontée à des difficultés économiques sévères ».  Des entreprises pharmaceutiques de droit algérien peinent à investir en Algérie en ces moments de crise économique et sanitaire ? « On sait aujourd’hui que, du fait de la pandémie de coronavirus qui a frappé la planète, les institutions internationales, telles que le FMI ou la Banque mondiale, prévoient une récession de l’ordre de 4 à 6% à l’échelle de l’économie mondiale pour cette année 2020. Pour notre pays, les effets délétères de la pandémie se sont conjugués à une forte diminution des revenus d’exportation. La récession du PIB est estimée, par le FMI, à environ 6,5% pour cette année 2020, et le gouvernement, pour sa part, prévoit un rebond de la croissance à hauteur de 4,5% pour l’année 2021 » a répondu Kerrar au quotidien El Watan .

L’universitaire et membre du think tank Nabni (Notre Algérie bâtie sur de nouvelles idées) Mabrouk Aïb quant à lui,  revient dans un entretien accordé à El Watan, sur l’absence d’un programme de riposte pour éviter un effondrement social et économique. « Les pouvoirs publics semblent toujours dans la réaction, sans anticipation », a titré le journal.

 

 

La revue de presse d'Algérie en Mouvement du 29 Novembre 2020

 Par Lynda Abbou

 Capture décran 2020 11 14 à 09.11.54

Les déclarations du président français Emmanuel Macron concernant son « soutien » au chef de l’Etat algérien Abdelmadjid Tebboune, ont suscité la réaction des algériens pendant cette semaine. Ces déclarations ont été interprétées par certains comme une « ingérence » parfois « pire ».

« Ceci n'est pas une simple ingérence mais la révélation que la France est aux manettes d'une feuille de route pour notre pays » avait réagi le président du parti politique de l’opposition Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). Le politologue Cherif Driss a également expliqué sur l’un des plateaux de Radio M, que Macron aurait soutenu plutôt une feuille de route politique qu’une personne du système en Algérie.

« Vos propos sur l’Algérie dans l’entretien que vous avez accordé au journal « Jeune Afrique » ne me laissent guère indifférent ; non seulement ils démontrent que la position officielle de la France à l’égard de l’Algérie est restée inchangée, mais plus encore, ils réaffirment l’attachement viscéral des autorités françaises à l’idée que le pouvoir algérien reste et demeure un allié incontournable et prétendument seul garant de la stabilité de l’Algérie », c’est avec ces mots que le coordinateur de l’Union démocratique et sociale (UDS), Karim Tabbou a chargé le président français Emmanuel Macron. Il l’a accusé de « mauvaise foi » et « d’hypocrisie politique ».

 

La revue de presse d'Algérie en Mouvement du 29 Novembre 2020

 Par Lynda Abbou

 Capture décran 2020 11 14 à 09.11.54

Après la résolution du parlement européen sur la situation des libertés au pays, les autorités algériennes ont multiplié les communiqués de dénonciation. Elles ont critiqué cette démarche jugée comme « ingérence ». 

Mais lors de son passage dans l’émission politique Cinq sur cinq de Radio M, l’avocat et expert algérien en droits de l’homme établi au Canada, Sofiane Chouiter, a déclaré que « le pouvoir algérien a un double discours dans sa communication concernant la résolution du parlement européen ». Le chargé d’affaires à la Mission algérienne auprès de l’Union européenne (UE), M. Toufik Mahi a adressé une lettre au président de la délégation pour les relations avec les pays du Maghreb au sein du Parlement européen, dans laquelle il l’informe que l’Algérie travaille pour l’amélioration de la situation des droits de l’homme. Sur Radio M, Chouiter Sofiane, signale que les deux actions révèlent qu’il y a un double discours chez le pouvoir algérien qui fait des communiqués pour l’opinion publique nationale d’un côté et d’un autre côté des correspondances diplomatiques avec un autre ton !