Association banlieue plus
On dit parfois des jeunes aujourd’hui qu’ils sont individualistes, voire égoïstes et peu enclins à l’engagement.
Concernant les jeunes des quartiers de banlieue, les clichés sont plus sévères encore. La réalité est pourtant souvent très éloignée de ces stéréotypes négatifs. Les maraudes auprès des SDF organisées par l’association Banlieue Plus en fournissent un exemple parmi beaucoup d’autres.
Guy Registe est allé à la rencontre de ces maraudeurs généreux.

A écouter en Podcast sur France Inter


intervenants et participantsUne équipe de SoliMed composée du Dr Karim LALLALI, médecin biologiste et chef de mission Autisme, Dr Zahia BOUMAIZA, pédopsychiatre, Françoise SELMI , psychomotricienne, Héloïse BERTRAND, orthophoniste, Issam SAHILI, psychologue clinicienne et Gabriella GUSSO, thérapeute sensorielle (shiatsu) a participé durant trois jours au Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC) d'Oran aux travaux du 1er Congrès International sur l’Autisme organisé en partenariat avec  l’Association ASAOR Autisme Oran , SoliMed et l'Association des Psychiatres de l’Oranie (APO) .
 
Plus de 250 participants, des spécialistes pluridisciplinaires, des médecins algériens et étrangers (français et canadiens), une équipe multidisciplinaire spécialisée de Solimed , les parents d’enfants autistes , des professionnels de l'enfance tels que psychomotriciens, orthophonistes, psychologues et pédopsychiatres de tout le territoire Algérien ( Alger – Oran – Constantine – El oued – Tlemcen – Annaba – Guelma - Sidi bel Abbès …), ainsi que de nombreux invités étaient présents.
 
Les congressistes ont appelé à l’implication des familles dans des questions de dépistage, en insistant sur l’importance du diagnostic précoce. La prévention et l’information représentent les deux paramètres essentiels d'une meilleure prise en charge de l’autisme. Ce trouble nécessite, compte tenu de sa complexité, une solidarité pour une prise en charge adéquate de l’enfant autiste. L’autisme est un trouble presque inconnu en Algérie et nombreux enfants autistes sont orientés en psychiatrie.
 
Ils sont près de 5 000 autistes à Oran, selon le président de l’Association des autistes d’Oran, soulevant l’absence d’établissements spécialisés (écoles) pour enfants atteints de ce trouble, qui ont besoin d’une prise en charge pluridisciplinaire.
 
L’association SoliMed va s’engager dans l’avenir dans des missions de formation  de personnels spécialisés dans l’autisme  en Algérie.
Le projet d’un 2ème congrès international est à l’étude pour 2014 à Alger.

panneau de circulation attention colonies de vacancesDans le cadre des activités célébrant le 50ème anniversaire de l’indépendance, le Secrétariat d’État chargé de la communauté nationale à l’étranger a mis en place, avec des institutions nationales, un programme pour accueillir des enfants issus de familles modestes âgés de 10 à 13 ans, dans des camps de vacances. Cette activité s’étendra sur 15 jours, à partir du 15 août 2013 (après la fête de Aïd el Fitr), et se déroulera dans les camps situés dans les wilayas de Ain Témouchent, Annaba, Jijel, Oran et Tipaza.

Pour plus d'information, veuillez nous contacter à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


fadila mehal
A l'occasion du cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie et de la journée mondiale de la diversité culturelle, l'association Les Marianne de la diversité a décidé d'organiser une rencontre avec des femmes de culture et d'écriture qui nous racontent "leur histoire d'Algérie". Falida Mehal, présidente de l'association, nous a consacré une interview où elle nous en dit plus sur la genèse du projet "Femmes en dialogue".
  1. Forum France-Algérie : Pourquoi les Marianne de la diversité ont-elles pris l’initiative d’une rencontre de femmes écrivaines sur l’Algérie ?
    Fadila Mehal : Après avoir observé toutes les manifestations sur la célébration du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, nous est apparu un grand vide avec une parole féminine souvent occultée, pour ne pas dire sous silence.  Nous avons alors pensé à recenser toutes ces paroles de femmes écrivaines (et elles étaient nombreuses), pour donner à voir une autre mémoire et montrer que l’histoire algérienne pouvait aussi se raconter à travers elles. Il était aussi important que cette rencontre se fasse dans un lieu dédié aux femmes, c’est pourquoi nous avons choisi l’espace femmes-Antoinette Fouque qui nous semblait être le plus approprié.

  2. Forum France-Algérie : Ne craigniez vous pas d’ouvrir les vieilles blessures du passé ?
    Fadila Mehal : Non, car les écrivaines présentes le 23 mai sont animées par l’espérance et l’envie de comprendre ce qui s’est passé et de transmettre cette histoire pour panser les blessures. Une mémoire enfouie et occultée est le plus sûr moyen d’attiser l’amertume et le ressentiment. L’acte d’écriture est en soi porteur de délivrance et source de vérité. Il est important que ces vérités subjectives s’assemblent et se parlent. Elles permettent aux vieilles blessures de cicatriser.

  3. Forum France-Algérie : Quel est le but de cette manifestation ?
    Fadila Mehal : Nous avons eu la chance de découvrir  des livres de femmes exceptionnelles, chacune d’entre elles a traduit avec ses mots et sa sensibilité une parcelle de la mémoire de ce que fut la guerre d’Algérie. Mais ce voyage dans ce passé commun est aussi l’occasion d’un dialogue apaisé et sincère sur l’Algérie en partage. Il est important pour nous que cette rencontre débouche sur une refondation de relations entre l’Algérie et la France. Des relations plus égalitaires et plus équilibrées, affranchies du sceau de la suspicion et de la défiance. Le voyage de François Hollande a tracé les lignes d’un nouveau chemin et les femmes que nous recevons seront à leur façon ces ambassadrices de paix.

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